Tout savoir sur l'olive

Histoire de l'olivier

Antiquité

Récolte d'olives sur une amphore peinte par Antiménès (520 av. J.-C.)L'expansion de l'olivier est liée à l'apparition du climat méditerranéen. En effet, la contrainte climatique est la donnée fondamentale pour la culture de cet arbre. Ce type de climat est apparu depuis environ 10000 ans avant notre ère, de façon progressive.

Selon les archéologues, on estime que la domestication de l'olivier aurait eu lieu entre 3800 et 3200 avant JC environ. Celle-ci s'est vraisemblablement produite indépendamment dans plusieurs régions du bassin méditerranéen et celà sur une très longue période.

On extrayait déjà l'huile dès le 4ème siècle avant JC en Syrie, à Chypre ou encore en Crète. Vers -1700, la technique s'améliore et les premiers pressoirs à arbres apparurent en Syrie.

Dès l'âge de bronze, le commerce de l'huile apparait. Ce dernier était très contrôlé car l'huile était fortement liée au pouvoir religieux et économique.

 

Moyen âge

Pressoir romain en TunisieLa chute de l'Empire romain, l'extension du christianisme, puis de la civilisation arabo-musulmane entraînèrent un changement dans les modes de consommation, des zones de production et aussi des circuits commerciaux. Les Génois et les Vénitiens profitèrent des croisades pour développer un commerce actif et très fructueux avec l'Orient. L'oléiculture reçut une impulsion pour répondre aux nouveaux besoins créés par la fabrication du savon et l'apprêtage du textile.

Des amphores romaines, grecques, puis des fûts furent retrouvés dans le Rhône démontrant ainsi un échange commercial important de ce produit. Une amphore encore intacte contenant de l'huile et datant d'environ 300 après J.C. a été retrouvée dans le Rhône. L'huile présentait un goût infame, mais n'était pas toxique.

 

De nos jours

Moulin à huile au XVIe siècleÀ partir du XVIe siècle s'ouvrit une ère d'expansion continue, qui va conduire l'olivier à son extension territoriale maximale. Ceci sous l'influence de la demande croissante de la société occidentale de plus en plus industrialisée, pour les savonneries, la mécanique et le textile. Avec la découverte du Nouveau Monde, les Espagnols introduisirent l'olivier sur les terres de leurs anciennes colonies des Amériques, comme l'Argentine, le Pérou, le Chili, le Mexique et la Californie. Et c'est au 19e siècle, lors de l'apogée de la colonisation européenne et de la démographie des campagnes que l'olivier connut son extension maximale. Bien que la superficie des oliveraies ait diminué au cours du 20e siècle, les gains de productivité dans la culture des oliviers et l'extraction de l'huile d'olive ont conduit au quintuplement de la production mondiale d'huile d'olive (entre 1903 et 1998).

En France

En 1840, dernière époque de développement maximal, la France comptait 26 millions d'oliviers sur 168 000 hectares. Dans certains bassins, l'olivier occupait la surface qu'occupe aujourd'hui la vigne. C'était la principale production dans bien des communes.

Ensuite, la concurrence de la vigne en terme de rentabilité, puis le besoin de terres nouvelles lors de la crise du phylloxera marquèrent le début de la régression. Les gels (en particulier 1929), la concurrence économique des huiles d'olive puis d'arachide coloniales, les premiers grands mouvements de l'exode rurale, accélérèrent cette déchéance jusqu'à la veille du gel fatidique de 1956. A cette date, la France ne comptait plus que 8 millions d'oliviers sur 50000 hectares.

Les températures terribles (-20°C) qui frappèrent le Sud de la France en février 1956 survinrent après un mois de janvier particulièrement doux qui avait favorisé le réveil de la végétation. Les deux tiers des oliviers furent décimés. Il en resta 3 millions sur 20 000 hectares.

A la fin des années 1980, la consommation d'huile d'olive augmenta de manière sensible. On en consommait au niveau national deux fois plus qu'à la fin des années 1970 (40 millions contre 20 millions de litres en 1978). En 2000, ce sont près de 100 000 tonnes annuelles d'huile que les français consommaient.

 
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de la Vallée des Baux de Provence


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